Ces villes qui ont limité les stationnements

À l’occasion du « Parking Day », nous tenions à vous dresser une liste de plusieurs villes qui ont parfaitement compris les avantages d’une meilleure gestion des espaces de stationnement. Pour y parvenir, elles ont mis en place des politiques urbaines innovatrices, dont pourraient s’inspirer plusieurs municipalités canadiennes, afin de considérablement améliorer le mode de vie de leurs citadins.

Crédit photo: Official Tourism Site for the Greater Portland Region of Maine

Portland : La part des transports collectifs et actifs a augmenté de 25% en vingt ans, et ce, en grande partie grâce à une politique de gestion du stationnement visant à réduire la dépendance à l’automobile (ITDP : 2010). La ville a, par exemple, imposé des normes maximales en se fondant sur des études de terrain qui prennent en compte la part future de transports alternatifs par rapport à celle de l’automobile.

Anvers : De 2000 à 2006, il y a eu une augmentation de 30% de l’usage des transports collectifs, 66% de la marche, 61% du vélo et une baisse de l’utilisation de la voiture de 50%. Une part de ces résultats peut être imputée au stationnement (ITDP : 2011).

Copenhague a réussi à augmenter l’utilisation du vélo de 7% en 10 ans (1998-2008) notamment grâce à la transformation des stationnements sur rue en pistes cyclables. C’est l’une des rares villes où la voiture n’est plus le mode de transport de la majorité de la population.

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Munich a amélioré les infrastructures pour le vélo, les transports collectifs et la qualité de l’espace public. De 2000 à 2008, la part modale est passée de 8% à 14 % pour le vélo, de 42% à 36 % pour la voiture, de 32% à 21 % pour les transports collectifs et de 18% à 29 % pour la marche. (ITDP : 2011).

Strasbourg a connu en 18 ans une baisse de 28% du nombre de véhicules qui entrent dans la ville grâce à la tarification des places, au développement du réseau de trams et du réseau de stationnements incitatifs. Entre 2007 à 2008, l’année où 2500 places de stationnement ont été tarifées, la part des déplacements par la marche a bondi de 11,5% (ITDP : 2011).

© Paris Tourist Office – Marc Bertrand

Paris: Entre 2003 et 2007, les kilomètres parcourus par véhicules ont baissé de 13% en réduisant l’offre de stationnement de 9. Ce qui a permis notamment pour d’implanter des stations de Vélib, de créer de nouvelles pistes cyclables, des stations d’autopartage et faciliter les manœuvres des pompiers (ITDP : 2011). La Ville a rendu payants 100% des stationnements (Ville de Paris : 2013).

Carmel : Cette ville en Californie de 4000 habitants seulement, a utilisé une taxe de remplacement obligatoire pour limiter le nombre de stationnements dans les nouveaux bâtiments du centre-ville. Les fonds ainsi récoltés ont permis de construire du stationnement centralisé en périphérie (Shoup : 2005).

Crédit : Utopia Arkitekter

Stockholm : Les mesures sur le stationnement sont en vigueur depuis les années 1970. Le taux de possession d’un véhicule est relativement faible: environ 370 voitures pour 1000 habitants, dans le centre il passe à 300. La part modale dans la métropole : 44% voiture, 29% marche, 24% transports collectifs, 10% vélo, 3% moto. Au centre : 8% voiture, 25% transports collectifs, 67% marche et vélo (ITDP : 2011).

Berne : Un ensemble important de mesures sur le stationnement a permis à la ville de réduire sa dépendance à la voiture et d’afficher un taux d’utilisation de l’automobile de l’ordre de 25% en centre-ville et 48% en couronne périurbaine (Weiss : 2005).

En d’autres mots, une meilleure gestion des stationnements permet des gains :

  • économiques (réduit les coûts liés à la congestion, augmente les revenus pour la ville, les rues commerciales et les quartiers, encourage l’utilisation des transports collectifs, revitalise le centre-ville et les rues commerciales, réduit la dépendance au pétrole, etc.),
  • environnementaux (freine l’étalement urbain, réduit les émissions de GES et l’effet d’îlots de chaleur, améliore la qualité de l’air, etc.),
  • et sociaux (réduit les coûts du logement, la circulation et le nombre d’accidents, améliore la santé des habitants et l’accessibilité pour tous, améliore la qualité du cadre de vie et l’attractivité des quartiers centraux pour les familles).

Source : Le stationnement un outil incontournable de gestion de la mobilité et de l’aménagement durables, mars 2014, Conseil régional de l’environnement de Montréal

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21 septembre 2017 | Partagez avec un ami |